RGPD : Ce qu’il faut savoir de son impact sur la sous-traitance en entreprise

Par Antoine Louiset, co-fondateur de Yousign

Face à RGPD, un aspect très important doit être impérativement pris en compte par les entreprises, celui de la sous-traitance. Comment les responsables de traitement et les sous-traitants doivent-ils appréhender l’arrivée du RGPD ?

Vers une nouvelle relation entre le responsable de traitement et le sous-traitant

Selon le site du CNRS « La notion de responsable du traitement des données et son interaction avec la notion de sous-traitant des données jouent un rôle central dans l’application de la directive 95/46/CE, car elles déterminent la ou les personnes chargées de faire respecter les règles de protection des données, la manière dont les personnes concernées peuvent exercer leurs droits, le droit national applicable, et le degré d’efficacité des autorités chargées de la protection des données. »

La mise en application du Règlement Général sur la Protection des Données entend donc faire évoluer la relation qui unit le responsable de traitement au sous-traitant qui gère en direct les données à caractère personnel d’une entreprise.

Autrement dit, fini le temps où l’on pouvait changer de sous-traitant sans se poser de questions. Dans le cas où un sous-traitant décide de changer de sous-traitant, il doit impérativement en informer le responsable de traitement et mettre en place une procédure parfaitement cadrée.

De ce fait, le sous-traitant et le responsable de traitement doivent avoir un contrat qui liste l’ensemble des responsabilités du sous-traitant. Ce dernier ne peut pas faire n’importe quoi des données : il doit traiter les données à caractère personnel que sur instruction documentée du responsable de traitement. La confidentialité des données à caractère personnel est donc renforcée, les personnes autorisées à y accéder doivent être soumises à la confidentialité. Continue reading “RGPD : Ce qu’il faut savoir de son impact sur la sous-traitance en entreprise”

Le secret des « disrupteurs » ou Comment les DSI peuvent inverser la tendance pour aider leur entreprise à innover

Par Sebastian Grady, Président de Rimini Street

Les directeurs des systèmes d’information (DSI) ne sont plus de simples spécialistes de la technologie — ils ne peuvent plus se contenter de l’être. Pour s’imposer, les DSI de demain devront également être des générateurs de recettes, des gourous de l’engagement client, de véritables chefs d’entreprise. Ils devront être capables de transformer le modèle métier de leur entreprise en devenant de véritables « disrupteurs ». Mais au fait, qu’est-ce qu’un « disrupteur » exactement ?

Si cette expression peut être utilisée pour qualifier des comportements négatifs, le terme « disrupteur » est aujourd’hui un compliment dans le monde des affaires et de la technologie.
Uber incarne l’archétype des « disrupteurs » modernes. En 2010, cette société comptait 10 voitures et 100 utilisateurs. Six ans et 1 milliard de trajets plus tard, Uber a bousculé une profession vieille d’un siècle grâce à trois caractéristiques clés : permettre au client de commander facilement une course via son smartphone, lui donner la possibilité de noter son chauffeur, et lui proposer des tarifs moins élevés pour un service supérieur.

Amazon est un autre exemple de rupture. En 1994, un investisseur new-yorkais du nom de Jeff Bezos quittait son emploi pour sauter à bord d’un bolide baptisé « commerce électronique ». Son idée initiale fut de créer un « supermarché en ligne », en choisissant le livre comme tête de gondole. Au cours de ses deux premiers mois d’activité, Amazon avait vendu des livres dans plus de 45 pays. C’est un fait, les consommateurs étaient à la recherche d’un moyen plus simple d’acheter des livres. Le Web a apporté la réponse, et Amazon l’a concrétisée. Après avoir résisté à la bulle Internet, Amazon est aujourd’hui la plus grande enseigne de détail en ligne. Jeff Bezos a également lancé Amazon Web Services, une infrastructure de vente au détail complète qui fournit des services Web standardisés et automatisés, parmi lesquels des serveurs virtuels et de stockage qui génèrent leur propre flux de recettes. Amazon est un « disrupteur », à la fois pour le commerce grand public et pour le BtoB, ce qui est très rare. Continue reading “Le secret des « disrupteurs » ou Comment les DSI peuvent inverser la tendance pour aider leur entreprise à innover”

Réalité augmentée : les défis à surmonter avant une adoption de masse

Par  Tim Sherwood, VP Mobile Market Development and Strategy, Tata Communications

Les dernières applications de réalité augmentée créent une certaine excitation chez les technophiles, mais seulement de courte durée. Cette baisse d’engouement est due au fait que ces applications n’apportent qu’un plaisir éphémère et que les limites de la techno rattrapent vite les utilisateurs. En effet, la plupart ne permet qu’une interaction à sens unique et très limitée en termes de contenu. Pour que la réalité augmentée devienne véritablement ancrée dans les usages, elle doit pouvoir offrir des interactions multiples ainsi que mieux contextualiser l’environnement et le comportement de l’utilisateur. Cela permettra de tirer parti du potentiel de la réalité augmentée et surtout de pouvoir l’utiliser entre plusieurs applications et scénarios. Mais pour y arriver, cette technologie doit d’abord contourner les nombreux freins à son déploiement.

Comme pour de nombreuses technologies auparavant, les défis restent les mêmes : manque de normes technologiques, variété du matériel et des systèmes d’exploitation, création de contenus limitée sans réelle valeur ajoutée, défaillances dans le suivi du mouvement 3D ou l’optique… Ces défis seront résolus au fur et mesure que la technologie évolue et devient mature mais également lorsque les entreprises commenceront à investir et croire en elle.  Continue reading “Réalité augmentée : les défis à surmonter avant une adoption de masse”

Télémédecine : quels sont les freins en France ?

Par Mathilde Le Rouzic, co-fondatrice de la startup Hellocare

Depuis le décret n°2010-1229 du 19 octobre 2010 relatif à la télémédecine, nous pouvons constater que les limites de la télémédecine restent les mêmes depuis 7 ans. Pourtant aujourd’hui, il n’existe plus aucun frein technologique, puisque des plateformes fonctionnelles et sécurisées ont vu le jour, mais des freins institutionnels et économiques. Si la France ne résout pas rapidement ces problèmes, le risque de voir des solutions étrangères prendre le pas et distancer les solutions françaises devient de plus en plus réel. Il est important d’apporter des solutions aux nombreuses limites que rencontrent les acteurs de la télémédecine en France. Quelles sont-elles et quelles solutions existent pour y répondre ?

Frein  n°1 : sortir des phases d’expérimentation pour passer (enfin) à la création d’usage

C’est un fait : le marché ne décolle pas en France, alors que le besoin est identifié et existe. Depuis 2010, peu de projets « télémédecine » ont pu émerger : la plupart des initiatives se résument en projets pilotes. En effet, en 2013, 331 dispositifs de télémédecine ont été recensés*, la plupart sous l’égide des agences régionales de santé (ARS). À ce jour, peu de projets ont réussi l’épreuve de l’expérimentation. Si l’on veut pouvoir parler à un médecin en ligne et obtenir- le cas échéant une prescription médicale – il existe moins d’une petite poignée d’acteurs disposant des autorisations nécessaires pour cette activité à grande échelle.

Frein n°2 : libéraliser l’accès à la téléconsultation !

Si les expérimentations n’ont pas encore donné naissance à des champions de la télémédecine en France, c’est notamment en raison de fortes disparités sur la manière dont sont autorisés les différents projets. Les projets pilotes ne sont pas coordonnés et développés au niveau national : chaque Agence Régionale de Santé décide de l’orientation des projets sur son territoire. Par exemple, l’Île de France a accompagné la plupart des projets viables, quand d’autres ARS n’ont pas encore démarré leurs expérimentations… Continue reading “Télémédecine : quels sont les freins en France ?”

Transformation digitale des entreprises : l’omnicanal au cœur de la réussite!

Par Benoit Fazilleau, Président de Solusquare

La transformation digitale est aujourd’hui une étape incontournable dans l’évolution de chaque entreprise. Mais à l’heure où chaque tâche est amenée à être automatisée, beaucoup font l’erreur de se concentrer sur le tout numérique au détriment d’autres canaux pourtant essentiels. Il est dangereux de croire que le futur ne se trouve que dans la machine : le futur est dans l’omnicanal !

Sur tous les fronts, tout le temps

L’expression « réalité virtuelle » implique à tort qu’il existe deux réalités distinctes : une première réservée à l’espace numérique et une seconde propre à l’espace physique. Cette notion oppose la machine à l’humain alors même que ces deux éléments, lorsqu’ils se complètent, réalisent ensemble des prouesses inenvisageables sans une certaine symbiose. C’est donc aberrant de négliger le facteur humain dans l’élaboration d’une stratégie digitale.

Prenons l’exemple du service client. Considéré comme un outil simple destiné uniquement à la résolution de problèmes rencontrés par les clients, la tendance actuelle voudrait qu’il soit rapidement remplacé par de l’intelligence artificielle. Mais on négligerait alors un élément crucial : le client.

Aujourd’hui, nombre de gens se réveillent et s’endorment smartphone en main. Dans la journée, ils utiliseront probablement ce même canal pour rechercher un produit désiré, comparer les prix et même acheter ce dit-produit sans jamais entrer en contact avec la moindre trace d’humanité. Au cours de leur expérience d’achat, aucun dispositif n’aura donc été mis en œuvre pour créer un lien affectif entre la marque et ses clients. C’est le principe même de l’omnicanalité. Pour établir un lien solide et comprendre les attentes d’un client, il suffit d’être comme lui : humain.

Une stratégie gagnante pour les entreprises

Pour une transformation digitale omnicanale, deux démarches sont possibles : celle de l’agilité et celle de l’école. Continue reading “Transformation digitale des entreprises : l’omnicanal au cœur de la réussite!”

Travailler et télétravailler autrement

Par Jérôme Tarting, Président du groupe UP’nBIZ

Parmi les ordonnances concernant la réforme du code du travail, un article est consacré au télétravail. Il vise notamment à simplifier et développer son usage en France qui compte 8,4% de télétravailleurs, contre 17,7% à l’échelle européenne¹.

Cette mesure, si elle concerne au premier abord salariés et entreprises, va bien au delà, puisqu’elle redéfinit la manière dont la société civile et les pouvoirs publics considèrent le travail à notre époque.

En effet, la théorie selon laquelle un salarié serait plus efficace dans son entreprise pour accomplir sa mission s’estompe peu à peu, en prenant en considération un meilleur équilibre entre vies professionnelle et familiale pour les travailleurs salariés ou indépendants.

En effet, 16,7 % des Français télétravaillent plus d’une journée par semaine, la majorité (64 %) le faisant de chez eux, et 21 % dans des bureaux mis à disposition par leur entreprise. Pour 71 % des personnes interrogées, le télétravail est une « véritable révolution». 96 % d’entre elles pensent que ce mode de travail améliore le bien-être des salariés².

Avantages partagés

Les entreprises qui ont opté délibérément pour le télétravail ont constaté une baisse de 5,5 jours par an d’arrêts maladie, une augmentation du temps de travail de 2,5% et une hausse de la productivité de 22%. Continue reading “Travailler et télétravailler autrement”