Les nouveaux défis du DAF

Quelles sont les grandes problématiques auxquelles sont et seront confrontés les directeurs administratifs et financiers (DAF)? Tel était le sujet de la table ronde organisée par l’éditeur Unit4 la semaine dernière, lors de sa conférence utilisateurs Connect à Paris. Il est un point sur lequel tous les DAF étaient d’accord : une accélération des demandes, avec un niveau de qualité et de sécurité tout autant à la hausse. Et cela, dans un univers de plus en plus international, avec des contraintes règlementaires différentes : « chaque pays a sa règle qui est bien évidemment la meilleure du monde puisqu’elle est appliquée dans ce pays. Mais elle est parfois difficilement conciliable d’un pays à un autre », relève Marc De Maria-Martin, DAF d’Ingerop. Or la mondialisation, et le caractère intrinsèquement international du numérique, a pour conséquence l’arrivée de nouveaux acteurs, accélérée par la dématérialisation : « créer un portefeuille de services financiers en proposant à un investisseur des offres adaptées à son profil est très simple », affirme Oliver Courtois, DAF d’AXA-IM. Les nouvelles technologies, le big data évidemment, obligent les DAF à revoir leur métier, des startups étant parfois plus avancées que les grandes entreprises dans certains domaines de pointe (Deep learning, Intelligence artificielle)… En se recentrant ainsi sur son métier, le DAF peut retrouver son rôle de conseiller stratégique pour le développement de son entreprise. Pour Aymeric Moulins, responsable des services IT chez Lafuma, « en ce qui nous concerne, la digitalisation relève de la simple question de survie. A savoir anticiper le fait que nos clients ne seront plus dans les boutiques de sport, mais sur Amazon ». Pour les DAF, les nouveaux outils disponibles sont choisis en premier lieu s’il y a un ROI évident, mais aussi pour leur ergonomie : l’utilisateur devant répondre de plus en plus vite, il doit disposer d’outils simples d’accès. Le rôle des collaborateurs de la DAF est d’apporter de l’intelligence humaine, le digital apportant l’automatisation et la standardisation des processus. Bref, l’outil doit être au service de l’humain. Comme partout ailleurs.

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