Le plein de processeurs pour l’intelligence artificielle

Si l’intelligence artificielle (IA) va bouleverser le développement logiciel, elle intéresse aussi au plus haut point les fabricants de processeurs. Le dernier en date à faire des annonces dans ce domaine n’est autre qu’Intel. Il a présenté fin octobre sa première puce dédiée à l’IA, dénommée  Nervana Neural Network Processor (Nervana NNP). Elle est en fait issue de travaux réalisés par la start-up Nervana, rachetée l’été dernier par Intel. Son processeur n’est pour l’heure fourni qu’à quelques partenaires, le premier d’entre eux étant Facebook qui participe au développement de la puce. Le réseau social s’intéresse sans surprise de près à l’IA et au deep learning, avec à sa tête l’expert français du domaine Yann Le Cun.

Techniquement, la puce Nervana NNP dispose d’une architecture mémoire novatrice, un nouveau format de données destiné à optimiser le calcul en parallèle et peut facilement fonctionner en grappe. Les performances en traitement parallèle sont cruciales pour le fonctionnement des puces dédiées à l’IA. Ce n’est pas un hasard si Nvidia s’est positionné sur ce marché, les processeurs graphiques étant particulièrement adaptés au calcul parallèle. L’an dernier, c’était Google qui avait révélé le TPU (Tensor Processing Unit), un processeur qui mise sur son extrême rapidité à exécuter des opérations élémentaires. C’est d’ailleurs cette puce qui était déjà exploitée dans AlphaGo, qui avait battu pour la première fois le champion mondial du jeu de Go Lee Sedol, en 2016. Quant à IBM, il développe d’une part une architecture dédiée à l’IA autour de son processeur Power accompagné de circuits spécialisés de type FPGA (Field Programmable Gate Array).  D’autre part, il travaille sur une puce nettement plus révolutionnaire, TrueNorth, censée imiter le fonctionnement du cerveau, mais encore dans les labos.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *