Coup d’accélérateur pour le cloud hybride (suite)

Quelques jours après l’annonce d’un partenariat stratégique et technologique entre Google et Cisco, c’est au tour d’IBM de lancer une offre de cloud hybride, Cloud Private. Avec toujours le même objectif , attirer les entreprises encore frileuses vers les technologies cloud. C’est notamment à ses clients dans les domaines fortement règlementés, telles que la finance et la santé, qu’IBM s’adresse en premier lieu. Le type d’applications envisagées est le traitement en local des données sensibles d’une entreprise et la mise à disposition d’informations qui en résultent sur des applications mobiles disponibles dans le cloud public.

Techniquement, IBM s’appuie sur les briques à la mode du moment, à savoir Kubernetes pour l’orchestration, Docker pour les containers d’applications et le cloud Paas (Platform as a service) Cloud Foundry. Cloud Private fournit également des API pour dialoguer avec une application de CRM telle Salesforce. Les applications de Big Blue WebSphere Liberty, DB2 et MQ sont disponibles dans des containers optimisés.

Cloud Private se veut multi-cloud, en pouvant s’intégrer à AWS ou Microsoft Azure. « IBM Cloud Private permet de moderniser les infrastructures IT existantes afin des les combiner avec les services des plateformes de cloud public », avance Arvind Krishna, Senior Vice President chez IBM Hybrid Cloud. La sécurité des applications en container et des microservices est assurée par Grafeas, un projet open source développé par IBM et Google.

Cloud Private vient en fait remplacer une offre proche, Bluemix Local. Sur ce point précis, le constructeur a également signifié la fin de la marque Bluemix, toute l’offre cloud d’IBM étant désormais regroupée sous l’ombrelle IBM Cloud. Avec cette stratégie, IBM répond à Google et Cisco, mais aussi à AWS qui avait annoncé un partenariat avec VMware en octobre 2016.

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