Ce que coûte une transformation numérique ratée

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Que se passe-t-il quand une entreprise échoue dans sa digitalisation? C’est à cette épineuse question qu’a tenté de répondre Fujitsu, dans une étude intitulée The Digital Transformation PACT (People Actions Collaboration Technology). Celle-ci a été menée à l’échelle mondiale par Censuswide pour Fujitsu auprès de plus de 1600 dirigeants (150 Français) dans plusieurs secteurs (public, vente, finances, industrie). La plupart sont d’accord sur le constat initial : 84% reconnaissent que leurs clients attendent de leur part une digitalisation accrue. Pour y parvenir, elles sont autant à prendre des mesures (formation par exemple), afin d’améliorer la compétence informatique de leurs employés.

La technologie n’est pas considérée comme le maillon essentiel de la chaine du changement : seule 1 entreprise sur 5 la place en tête, derrière notamment le facteur humain. « La technologie peut être un véritable moteur de transformation, mais tirer le meilleur du digital exige davantage que des outils technologiques dernier cri », confirme Duncan Tait, PDG, directeur des zones Amérique et EMEIA chez Fujitsu. Les entreprises s’intéressent à la technologie essentiellement sur les questions de cybersécurité. Selon les auteurs de l’étude, cette faible proportion montre que les entreprises sont de plus en plus matures, et sont passées à l’étape suivante. La collaboration est ainsi un moyen d’entamer leur transformation numérique : six entreprises sur dix travaillent avec leurs clients et partenaires (experts technologiques notamment). Certaines sont même prêtes à s’engager avec des concurrentes (30%), à condition toutefois que les résultats concrets arrivent vite.

A supposer qu’ils arrivent. Car une entreprise sur quatre reconnait avoir vu au moins l’un de ses projets numériques échouer. Coût de l’échec : 550 000 euros en moyenne. D’autres entreprises ont annulé un projet avant qu’il ne se termine : elles sont 33% dans ce cas, avec un coût associé de plus de 400 000 euros. Une des raisons avancées est que trois quarts des entreprises reconnaissent que leurs projets numériques ne sont pas intimement liés à une stratégie digitale d’ensemble.

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