Comment Norauto a passé sa comptabilité sur le Web avec Unit4

Exploitant Unit4 Financials (ex-Coda) depuis 1998, Norauto est passé d’une version client lourd (v11) à une version cloud (v13). Le projet a duré un an, de juillet 2016 à juillet 2017. La décision a été prise par la DSI internationale, laquelle chapeaute l’ensemble des besoins des pays. Même si l’entreprise était cliente depuis 1998, la DSI s’est posé la question de savoir si le spécialiste de l’entretien et de l’équipement automobile devait conserver Unit4, ou opter pour une autre solution. Sept pays étaient concernés par cette migration. Ce qui a motivé Norauto, c’est justement d’avoir une interface commune pour les sept pays, et de disposer en permanence et simultanément de la dernière version de l’application. Si le socle de Unit4 Financials est commun, cela n’évite pas des développements spécifiques à certains pays. En France par exemple, le FEC (Fichier des écritures comptables) est un document à remettre à l’administration. Autre développement, un outil permet d’aller chercher de l’information dans Unit4 Financials pour l’envoyer sous Cognos et la mettre à disposition des magasins. Au Portugal, le système de facturation électronique SAFT-PT est obligatoire. En France, une centaine d’utilisateurs se servent de Unit4 Financials, répartis dans plusieurs équipes : comptabilité fournisseurs, prestations de services, entretien des bâtiments, immobilisations, comptabilité clients…

Le passage à la version SaaS de Unit4 Financials signifiait un changement d’ergonomie, ce qui a nécessité la formation des collaborateurs. Les flux financiers avec SAP et Kyriba (trésorerie) ont dû être modifiés par les équipes informatiques, tous les échanges s’effectuant désormais par web services.

Continue reading “Comment Norauto a passé sa comptabilité sur le Web avec Unit4”

Le Top500 des super-ordinateurs confirme la domination de la Chine

Source : Top500.org / DrasticData

Le classement bi-annuel des super-calculateurs de la planète, le Top500, est toujours révélateur des avancées dans le domaine informatique, qui se répercuteront dans les ordinateurs classiques de demain. L’édition de novembre confirme la main-mise de la Chine. L’Empire du Milieu possède désormais davantage de machines que les Etats-unis (202 contre 144) dans ce Top500. Il a construit les deux super-calculateurs les plus puissants de la planète, à savoir le n°1, Sunway Taihulight (93 PFlops) et Tianhe-2 (34 PFlops). Le premier est à base de processeurs maison Sunway (41000 CPU de 260 coeurs), qui empruntent aux architectures DEC Alpha et Sony Cell. Le second exploite des processeurs Intel, pour un total de 3,12 millions de coeurs. Plus généralement, par rapport à il y a 6 mois, le Top10 ne voit pas arriver de nouveaux entrants.

Parallèlement à ce Top500, un classement des super-ordinateurs les plus efficaces d’un point de vue énergétique est élaboré. Ce Green500 voit le haut du tableau (en puissance/watt) squatté par des machines japonaises, en l’occurrence des ZettaScaler. Il s’agit de calculateurs dont l’architecture, mise au point par Pezy Computing, comporte des CPU Intel Xeon et surtout des puces spécialisées pour les traitements massivement parallèles. Le Gyoukou, situé à l’agence de Sciences maritimes et terrestres du Japon, se situe ainsi 4e au Top500 et 5e au Green500.

Continue reading “Le Top500 des super-ordinateurs confirme la domination de la Chine”

Coup d’accélérateur pour le cloud hybride (suite)

Quelques jours après l’annonce d’un partenariat stratégique et technologique entre Google et Cisco, c’est au tour d’IBM de lancer une offre de cloud hybride, Cloud Private. Avec toujours le même objectif , attirer les entreprises encore frileuses vers les technologies cloud. C’est notamment à ses clients dans les domaines fortement règlementés, telles que la finance et la santé, qu’IBM s’adresse en premier lieu. Le type d’applications envisagées est le traitement en local des données sensibles d’une entreprise et la mise à disposition d’informations qui en résultent sur des applications mobiles disponibles dans le cloud public.

Techniquement, IBM s’appuie sur les briques à la mode du moment, à savoir Kubernetes pour l’orchestration, Docker pour les containers d’applications et le cloud Paas (Platform as a service) Cloud Foundry. Cloud Private fournit également des API pour dialoguer avec une application de CRM telle Salesforce. Les applications de Big Blue WebSphere Liberty, DB2 et MQ sont disponibles dans des containers optimisés. Continue reading “Coup d’accélérateur pour le cloud hybride (suite)”

L’alliance Google Cisco synonyme d’accélérateur pour le cloud hybride

Fin octobre, Google et Cisco ont annoncé une alliance technologique et stratégique dans le domaine du cloud computing, sur son versant hybride. L’objectif est de permettre à l’entreprise de créer indifféremment des applications fonctionnant sur site (on premises) ou dans le nuage (sur GCP, Google Cloud Platform). « Nous proposons un environnement cohérent on premises et dans le cloud pour que les codeurs développent où ils veulent et déploient où ils veulent », résume Kip Compton, VP chez Cisco.

Techniquement, cela sera possible grâce à Kubernetes, la plateforme de déploiement de conteneurs d’applications, intégrée à l’architecture réseau et sécurité et aux appliances hardware hyperconvergées HyperFlex de Cisco. La plateforme de management d’API Apigee permettra la connexion des logiciels on premise aux applications cloud. Enfin l’équilibrage de charge et les services d’authentification des microservices seront  assurés par l’outil open source Istio. Cette offre conjointe sera commercialisée début 2018. Continue reading “L’alliance Google Cisco synonyme d’accélérateur pour le cloud hybride”

CRM : mesurez-vous à vos concurrents

Où en êtes-vous dans votre gestion de la relation-client (CRM)? Selon le baromètre 2017 croissance et digital de l’Acsel, paru début octobre et réalisé sur un panel d’entreprises de 1 à 5000 salariés, 48% des entreprises en croissance utilisent un outil de CRM, contre seulement 11% des entreprises en décroissance. Même constat pour la messagerie instantanée : 33% de celles en croissance s’en servent, contre 11% de celles en décroissance.

Alors pour savoir où en sont les entreprises dans leur transformation digitale, Salesforce propose l’indice de relation client. Venant du numéro 1 du CRM en ligne, la démarche fait il est vrai partie d’une stratégie de brand content pour attirer des prospects. Il n’empêche que le « test », qui s’adresse plus aux PME (entreprises de moins de 1000 salariés) qu’aux ETI, est intéressant à plus d’un titre. Il a le mérite d’être clair et rapide à remplir (à peine 25 questions, ce qui prend moins de dix minutes). Il évalue la maturité des entreprises dans cinq domaines : ventes, marketing, collaboratif, service client et analytics.  Continue reading “CRM : mesurez-vous à vos concurrents”

Le plein de processeurs pour l’intelligence artificielle

Si l’intelligence artificielle (IA) va bouleverser le développement logiciel, elle intéresse aussi au plus haut point les fabricants de processeurs. Le dernier en date à faire des annonces dans ce domaine n’est autre qu’Intel. Il a présenté fin octobre sa première puce dédiée à l’IA, dénommée  Nervana Neural Network Processor (Nervana NNP). Elle est en fait issue de travaux réalisés par la start-up Nervana, rachetée l’été dernier par Intel. Son processeur n’est pour l’heure fourni qu’à quelques partenaires, le premier d’entre eux étant Facebook qui participe au développement de la puce. Le réseau social s’intéresse sans surprise de près à l’IA et au deep learning, avec à sa tête l’expert français du domaine Yann Le Cun.

Techniquement, la puce Nervana NNP dispose d’une architecture mémoire novatrice, un nouveau format de données destiné à optimiser le calcul en parallèle et peut facilement fonctionner en grappe. Continue reading “Le plein de processeurs pour l’intelligence artificielle”

Les nouveaux défis du DAF

Quelles sont les grandes problématiques auxquelles sont et seront confrontés les directeurs administratifs et financiers (DAF)? Tel était le sujet de la table ronde organisée par l’éditeur Unit4 la semaine dernière, lors de sa conférence utilisateurs Connect à Paris. Il est un point sur lequel tous les DAF étaient d’accord : une accélération des demandes, avec un niveau de qualité et de sécurité tout autant à la hausse. Et cela, dans un univers de plus en plus international, avec des contraintes règlementaires différentes : « chaque pays a sa règle qui est bien évidemment la meilleure du monde puisqu’elle est appliquée dans ce pays. Mais elle est parfois difficilement conciliable d’un pays à un autre », relève Marc De Maria-Martin, DAF d’Ingerop. Or la mondialisation, et le caractère intrinsèquement international du numérique, a pour conséquence l’arrivée de nouveaux acteurs, accélérée par la dématérialisation : « créer un portefeuille de services financiers en proposant à un investisseur des offres adaptées à son profil est très simple », affirme Oliver Courtois, DAF d’AXA-IM. Continue reading “Les nouveaux défis du DAF”

Facebook Workplace est-il prêt pour l’entreprise?

Il y a un an, Facebook lançait son réseau social pour entreprise (RSE), Workplace. Pour rappel, cet outil accessible depuis un navigateur Internet propose de collaborer en temps réel avec ses collaborateurs, avec par exemple des fonctions de diffusion de videos « en direct » ou de suivi d’activités des participants. Le tout dans une interface que les utilisateurs connaissent bien (celle de Facebook) mais avec une sécurité renforcée (Workplace est totalement dissocié du réseau social grand public). Sur ce point, Facebook a annoncé début octobre que Workplace avait été certifié ISO27001, standard international en termes de sécurité. 

De fait, comme l’indiquait Lecko dans son Etat de l’art des réseaux sociaux d’entreprise (Tome 9, janvier 2017), « sans être une révolution fonctionnelle, les usages pertinents visés, ainsi que la qualité de la mise en scène de la plateforme que l’on connaît tous, placent cette dernière dans les leaders du marché ».  Autre avantage de Facebook : le géant est habitué à supporter un très grand nombre d’utilisateurs, et la montée en charge ne posera aucun problème sur Workplace.

Continue reading “Facebook Workplace est-il prêt pour l’entreprise?”

Deux ou trois choses à savoir sur la blockchain…

On le sait, la blockchain suscite de nombreux espoirs en termes de transactions sécurisées, de traçabilité, de simplification administrative. Intrinsèquement, les données de la blockchain sont infalsifiables, hormis en cas de la fameuse attaque des « 51% ». Pour rappel, il suffit que plus de la moitié des noeuds (les participants) se regroupent pour contrôler la chaine de blocs et ainsi empêchent la validation des transactions futures et remettent en cause celles passées. Heureusement, cette prise de contrôle n’est possible que dans une chaine de blocs publique. Dans son équivalente privée -celle exploitée par les services financiers-, les participants sont authentifiés avant de pouvoir intégrer la blockchain et de lire, valider, soumettre une transaction. Ce qui n’est certes pas sans danger, car une usurpation d’identité est toujours possible. C’est une différence fondamentale dans le fonctionnement de ces blockchains : dans la publique, un noeud est accepté lorsqu’il qu’il est parvenu à résoudre une équation mathématique complexe, exigeant beaucoup de ressources de calcul – c’est la preuve de travail (PoW), qui sert de consensus. Dans la privée, le consensus a lieu par d’autres méthodes plus rapides, telle la preuve d’autorité (PoA). Certaines fonctions peuvent être réservées à certains noeuds : seuls un nombre restreint seront par exemple autorisés à vérifier une transaction. D’où une première précaution : disposer d’une communication fiable et sécurisée vers ces noeuds afin qu’ils puissent communiquer en permanence, au risque sinon d’interrompre la chaine.  Et s’assurer qu’un nombre suffisant de noeuds sera en permanence disponible pour assurer un fonctionnement en continue. Autrement dit, l’infrastructure technique (stockage, réseau…) soutenant une chaine de blocs est relativement lourde, et nécessite d’être correctement dimensionnée pour éviter tout engorgement comme cela s’est produit lors de l’ICO (Initial coin offering) de The Bancor Foundation. Du coup, « si de grands groupes ont mis en oeuvre des POC (Proof of concept), ils se sont arrêtés au moment de la mise en production », relève Jean-Luc Antoine, CTO Financial services chez Capgemini. Continue reading “Deux ou trois choses à savoir sur la blockchain…”

Le renouveau du langage Java

Alors que la conférence JavaOne 2017 vient de se terminer concomitamment à la clôture d’Oracle OpenWorld, le langage programmation le plus utilisé dans le monde s’apprête à connaître des chamboulements. Il est vrai que jusqu’à maintenant, les relations entre Oracle et la communauté Java ont été des plus tendues. Cette année, l’ambiance de JavaOne était nettement plus décontractée, grâce notamment à l’annonce quelques jours avant la conférence de la disponibilité de Java 9. La principale avancée est sa modularité qui va faciliter le travail des développeurs, ainsi qu’un cycle de releases accéléré (tous les 6 mois). A cela s’ajoute l’arrivée de Java EE 8. Rappelons que la version Enterprise, Java EE, n’est plus sous le contrôle d’Oracle mais sous celui de la fondation Eclipse depuis cet été. Oracle a mis en open source les tests de compatibilité Java EE (TCK, technology compatibility kits). Un changement fondamental selon le directeur exécutif d’Eclipse, Mike Milinkovich, « qui va dynamiser tout l’écosystème ». De fait, ces tests auparavant facturés par Oracle, qui permettent d’obtenir une certification, seront désormais gratuits. Oracle, qui fait partie du board d’Eclipse, participera au développement du serveur d’application Glassfish, qui fait référence en matière d’implémentation de Java EE.  Continue reading “Le renouveau du langage Java”