Facebook Workplace est-il prêt pour l’entreprise?

Il y a un an, Facebook lançait son réseau social pour entreprise (RSE), Workplace. Pour rappel, cet outil accessible depuis un navigateur Internet propose de collaborer en temps réel avec ses collaborateurs, avec par exemple des fonctions de diffusion de videos « en direct » ou de suivi d’activités des participants. Le tout dans une interface que les utilisateurs connaissent bien (celle de Facebook) mais avec une sécurité renforcée (Workplace est totalement dissocié du réseau social grand public). Sur ce point, Facebook a annoncé début octobre que Workplace avait été certifié ISO27001, standard international en termes de sécurité. 

De fait, comme l’indiquait Lecko dans son Etat de l’art des réseaux sociaux d’entreprise (Tome 9, janvier 2017), « sans être une révolution fonctionnelle, les usages pertinents visés, ainsi que la qualité de la mise en scène de la plateforme que l’on connaît tous, placent cette dernière dans les leaders du marché ».  Autre avantage de Facebook : le géant est habitué à supporter un très grand nombre d’utilisateurs, et la montée en charge ne posera aucun problème sur Workplace.

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Deux ou trois choses à savoir sur la blockchain…

On le sait, la blockchain suscite de nombreux espoirs en termes de transactions sécurisées, de traçabilité, de simplification administrative. Intrinsèquement, les données de la blockchain sont infalsifiables, hormis en cas de la fameuse attaque des « 51% ». Pour rappel, il suffit que plus de la moitié des noeuds (les participants) se regroupent pour contrôler la chaine de blocs et ainsi empêchent la validation des transactions futures et remettent en cause celles passées. Heureusement, cette prise de contrôle n’est possible que dans une chaine de blocs publique. Dans son équivalente privée -celle exploitée par les services financiers-, les participants sont authentifiés avant de pouvoir intégrer la blockchain et de lire, valider, soumettre une transaction. Ce qui n’est certes pas sans danger, car une usurpation d’identité est toujours possible. C’est une différence fondamentale dans le fonctionnement de ces blockchains : dans la publique, un noeud est accepté lorsqu’il qu’il est parvenu à résoudre une équation mathématique complexe, exigeant beaucoup de ressources de calcul – c’est la preuve de travail (PoW), qui sert de consensus. Dans la privée, le consensus a lieu par d’autres méthodes plus rapides, telle la preuve d’autorité (PoA). Certaines fonctions peuvent être réservées à certains noeuds : seuls un nombre restreint seront par exemple autorisés à vérifier une transaction. D’où une première précaution : disposer d’une communication fiable et sécurisée vers ces noeuds afin qu’ils puissent communiquer en permanence, au risque sinon d’interrompre la chaine.  Et s’assurer qu’un nombre suffisant de noeuds sera en permanence disponible pour assurer un fonctionnement en continue. Autrement dit, l’infrastructure technique (stockage, réseau…) soutenant une chaine de blocs est relativement lourde, et nécessite d’être correctement dimensionnée pour éviter tout engorgement comme cela s’est produit lors de l’ICO (Initial coin offering) de The Bancor Foundation. Du coup, « si de grands groupes ont mis en oeuvre des POC (Proof of concept), ils se sont arrêtés au moment de la mise en production », relève Jean-Luc Antoine, CTO Financial services chez Capgemini. Continue reading “Deux ou trois choses à savoir sur la blockchain…”

Le renouveau du langage Java

Alors que la conférence JavaOne 2017 vient de se terminer concomitamment à la clôture d’Oracle OpenWorld, le langage programmation le plus utilisé dans le monde s’apprête à connaître des chamboulements. Il est vrai que jusqu’à maintenant, les relations entre Oracle et la communauté Java ont été des plus tendues. Cette année, l’ambiance de JavaOne était nettement plus décontractée, grâce notamment à l’annonce quelques jours avant la conférence de la disponibilité de Java 9. La principale avancée est sa modularité qui va faciliter le travail des développeurs, ainsi qu’un cycle de releases accéléré (tous les 6 mois). A cela s’ajoute l’arrivée de Java EE 8. Rappelons que la version Enterprise, Java EE, n’est plus sous le contrôle d’Oracle mais sous celui de la fondation Eclipse depuis cet été. Oracle a mis en open source les tests de compatibilité Java EE (TCK, technology compatibility kits). Un changement fondamental selon le directeur exécutif d’Eclipse, Mike Milinkovich, « qui va dynamiser tout l’écosystème ». De fait, ces tests auparavant facturés par Oracle, qui permettent d’obtenir une certification, seront désormais gratuits. Oracle, qui fait partie du board d’Eclipse, participera au développement du serveur d’application Glassfish, qui fait référence en matière d’implémentation de Java EE.  Continue reading “Le renouveau du langage Java”

L’édition logiciels toujours en croissance

Source : Syntec Numérique
Source : Syntec Numérique

Certes la progression du marché des logiciels en France est, à 12%, en légère baisse par rapport à l’année précédente, selon la 7e édition du Top 250 réalisé par EY et Syntec Numérique. La « faute » au mastodonte du secteur, Dassault Systèmes, « qui avait réalisé une année exceptionnelle en 2015 », relève Jean-Christophe Pernet, associé d’EY.  Il n’en reste pas moins que ce chiffre constitue la confirmation d’une croissance sans interruption du secteur, qui depuis 2010 -année de la première édition de ce Top 250 -, a vu son chiffres d’affaires multiplié par deux, pour passer aujourd’hui à 13,6 Md€.

Ce panorama met en valeur pour la première fois les résultats opérationnels des éditeurs. Si 100% des entreprises réalisant plus de 100 M€ de chiffre d’affaires ont une marge opérationnelle positive, 1/3 des entreprises réalisant moins de 5 M€ de CA ont un résultat opérationnel négatif. Un chiffre pas si inquiétant, tant les investissements au début de la création d’une entreprise sont élevés. Continue reading “L’édition logiciels toujours en croissance”

Comment l’intelligence artificielle bouleverse l’algorithmique

L’intelligence artificielle (IA) en général et les réseaux neuronaux en particulier ne sont pas nouveaux. Deux facteurs rendent  aujourd’hui l’IA incontournable : le volume de données et la puissance de calcul disponibles. Même si paradoxalement, malgré le « data deluge”, les user cases ne sont pas encore assez nombreux pour l’IA! Or ces cas utilisateurs sont indispensables à l’IA pour tirer rapidement des enseignements à partir des expériences  -échecs y compris – passées. Car pour fonctionner, un réseau de neurones doit disposer d’une multitude de données pour en tirer une information pertinente.
La mécanique d’un réseau de neurones fonctionne en effet à partir de données en entrée et d’une sortie attendue. A partir du résultat obtenu, plusieurs milliers de rétropropagations sont effectuées afin de trouver où des erreurs sont apparues, de sorte qu’au final le résultat s’approche le plus possible de la sortie attendue. Avantage des réseaux neuronaux : une correspondance peut-être modélisée entre n’importe quelle entrée et n’importe quelle sortie, sans que le cerveau humain n’ait à élaborer d’hypothèses en amont. Et ce à la différence par exemple des applications marketing classiques qui font appel au profil de la fameuse « ménagère de moins de 50 ans » pour lui proposer ce qui est susceptible de l’intéresser. Continue reading “Comment l’intelligence artificielle bouleverse l’algorithmique”

Oracle promet un SGBD autonome

On peut toujours critiquer Oracle sur ses politiques tarifaires, il n’empêche que la base relationnelle de l’éditeur demeure toujours l’une des meilleures du monde. Avec la 18c, Oracle introduit les deux concepts « hype » du moment dans sa base, à savoir le machine learning et l’intelligence artificielle. L’objectif est d’en faire une base autonome. Fonctionnant pour l’instant dans le cloud – et on premise en 2018 – Oracle Database 18c est capable d’ajuster en permanence ses performances, de redimensionner stockage et calcul à la volée, et de se réparer toute seule, sans intervention humaine. Avec à la clé un taux de disponibilité de 99,995%.  Continue reading “Oracle promet un SGBD autonome”

L’hyperconvergence a le vent en poupe

« Des produits offrant de hauts niveaux d’automatisation et une meilleure intégration des différentes technologies » : c’est ainsi que s’explique le succès des infrastructures convergées, selon Eric Sheppard, analyste chez IDC. Le cabinet a publié les résultats de son baromètre trimestriel des systèmes convergés (2T2017). Au niveau mondial, la croissance est de 6,2% sur un an pour atteindre 3,15 Md$. Selon la taxonomie d’IDC, ce marché des systèmes convergés se compose de quatre segments : les infrastructures intégrées et systèmes certifiés (serveur, stockage, réseau), les plateformes intégrées (avec des applications pré-installées en sus) et les systèmes hyper-convergés (noeuds de calcul et de stockage virtualisés tout comme le réseau avec possibilité de montée en charge – scale-out- quasi-illimitée). Continue reading “L’hyperconvergence a le vent en poupe”

Travailler et télétravailler autrement

Par Jérôme Tarting, Président du groupe UP’nBIZ

Parmi les ordonnances concernant la réforme du code du travail, un article est consacré au télétravail. Il vise notamment à simplifier et développer son usage en France qui compte 8,4% de télétravailleurs, contre 17,7% à l’échelle européenne¹.

Cette mesure, si elle concerne au premier abord salariés et entreprises, va bien au delà, puisqu’elle redéfinit la manière dont la société civile et les pouvoirs publics considèrent le travail à notre époque.

En effet, la théorie selon laquelle un salarié serait plus efficace dans son entreprise pour accomplir sa mission s’estompe peu à peu, en prenant en considération un meilleur équilibre entre vies professionnelle et familiale pour les travailleurs salariés ou indépendants.

En effet, 16,7 % des Français télétravaillent plus d’une journée par semaine, la majorité (64 %) le faisant de chez eux, et 21 % dans des bureaux mis à disposition par leur entreprise. Pour 71 % des personnes interrogées, le télétravail est une « véritable révolution». 96 % d’entre elles pensent que ce mode de travail améliore le bien-être des salariés².

Avantages partagés

Les entreprises qui ont opté délibérément pour le télétravail ont constaté une baisse de 5,5 jours par an d’arrêts maladie, une augmentation du temps de travail de 2,5% et une hausse de la productivité de 22%. Continue reading “Travailler et télétravailler autrement”

Le business piloté par logiciel

Sujet à la mode s’il en est – à juste titre cela dit – la transformation digitale des entreprises cache différentes réalités. Changer ses vieux téléphones pour mettre un système de communications unifiées est un premier pas. Mais d’autres voient déjà plus loin avec un nouveau modèle économique, la « software driven enterprise ». En clair, transformer le système d’information afin qu’il devienne un centre de profits en lieu et place d’un centre de coûts. Ce que résume ainsi Otto Berkes, directeur technique de CA Technologies, dans son livre « Digitally remastered : Building Software into your business DNA »  : « Jusqu’à présent, le rôle du logiciel était de soutenir le business. Désormais, sa mission est de le piloter ». Si la tendance est relativement récente, de grands acteurs ont franchi ce cap depuis longtemps. C’est ainsi que celle qui n’était qu’une librairie en ligne géante, Amazon, a su créer tout un business autour de son infrastructure informatique, en créant il y a 10 ans sa filiale AWS (Amazon Web Services), commercialisant stockage et puissance de calcul à la demande. Continue reading “Le business piloté par logiciel”

Hello world !

Bienvenue sur mon site IT rocks! Son objectif est d’informer sur les tendances générales du numérique dans le domaine du B2B. Il est en construction, et j’ai choisi une approche Test & Learn. Autrement dit, il sera en version bêta perpétuelle.
Cela va sans dire mais ira mieux en le disant : ce site n’est affilié à aucun fournisseur.